FFRATERNITE DES PRISONS

Le Bon Larron

(Association Privée de fidèles )

(Association Loi 1901)

4, rue du Pont des Murgers
78610 AUFFARGIS
Tél. : 01 34 84 13 08

FAX: 01 34 84 96 08

“Le roseau ployé, il ne brisera pas” (Isaïe 42-3)


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PELERINAGE DE LA FRATERNITE DES PRISONS
BON LARRON

MARIE-MADELEINE, L'APÔTRE DES APÔTRES

(DE JOUARS PONTCHARTRAIN A CHARTRES)
les 23 et 24 septembre 2006

Quand vous renaissez, Seigneur, au sépulcre de votre vie de gloire, vos premiers regards et le premier aspect de vos yeux immortels sont sur Madeleine, vos premières paroles sont à Madeleine, le premier nom que vous prononcez, c'est son nom, celui de Marie. Et la première commission que vous donnez est à elle, la faisant un apôtre, mais apôtre de vie, de gloire et apôtre vers vos apôtres. Vous la faites un apôtre, non vers le monde, mais vers les apôtres mêmes du monde et vers les pasteurs universels de votre Eglise.”

 

(Cardinal de Bérulle - Elévation sur Sainte Madeleine 1627)

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SUGGESTIONS AUX ACCOMPAGNATEURS

   Les accompagnateurs de groupes de pèlerins ont chacun pour mission d'aider au recueillement de leur groupe et au soutien de la prière, en respectant l'action de l'Esprit qui le conduit. La marche en direction de CHARTRES se fera en trois fois, en sachant que les personnes qui ne peuvent marcher accompliront le pèlerinage en car, en présence d'un accompagnateur.

 

2 marches le samedi  : la première de 9H45 à 12h00 et la seconde de 14H30à 17H00.

1 marche le dimanche de 10h00 à 13h00.

 

Les responsables de groupes veillent à respecter trois temps  :

 

  Expression (Chants, chapelet)

  Intériorisation

Lecture ; soit Ecritures, soit témoignages.

 

Laisser un temps suffisant aux personnes pour intérioriser (marche en silence). Au sein du groupe, désigner un rapporteur qui fera un résumé des idées énoncées ou des témoignages recueillis.

 

Pages 3 à 5  : Samedi matin,

Pages 6 à 8  : Samedi après-midi

Pages 8 à 10 : Dimanche matin

PRELIMINAIRE

 

Pour notre route vers Chartres, demandons à Sainte Marie-Madeleine de nous aider à trouver la route de notre cœur vers Jésus, notre Sauveur et notre Résurrection.

 

Les Evangiles citent Marie-Madeleine près de la Croix et au tombeau vide. Saint Luc la cite comme une disciple de Jésus, “de laquelle étaient sortis sept démons”.

 

La Tradition l'a assimilée à :

 

•  la femme de Béthanie qui verse sur la tête de Jésus “un nard pur de grand prix” (Mc 14, 3-9) ;

•  la pécheresse en pleurs qui baigne les pieds de Jésus de ses larmes chez Simon le pharisien (Luc 7, 36-50) ;

•  la sœur de Lazare à Béthanie, soucieuse d'écouter la parole du Maître (Luc 10, 38-41) et qui a oint Jésus à l'approche de sa mort (Jn 12, 1-8).

 

Cette assimilation (juste ou non) fournit au chrétien comme un modèle de son histoire sainte : une histoire d'amour qui peut aller de l'enfermement du péché (voire de la possession) à la liberté et l'élan joyeux de l'apostolat.


• Samedi matin de 9H45 à 12H00

 

1 ère méditation

Le désir de Dieu

 

 

• Lecture du Cantique des Cantique 3. 1-4

“Toute la nuit j'ai cherché celui que mon cœur aime. Etendue sur mon lit. Je l'ai cherché. Je ne l'ai pas trouvé ! Il faut que je me lève, que je parcoure la ville, ses rues et ses carrefours. Je veux chercher celui que mon cœur aime… Je l'ai cherché, je ne l'ai pas trouvé ! J'ai rencontré les gardes qui parcourent la ville : “ Avez- vous vu celui que mon cœur aime ?” A peine les avais– je dépassés, j'ai trouvé celui que mon cœur aime. Je l'ai saisi. Je ne le lâcherai pas.”

  •   toute la nuit ” : songeons à toutes nos nuits  :
    insomnies, solitude, quand on broie du noir, ou qu'on perd le sens de sa vie, qu'on ne comprend pas le sens de sa vie, qu'on ne comprend pas ce qui nous arrive ou ce qui nous est arrivé…


    Nos douloureux “pourquoi ? ”. Pourquoi ça, pourquoi maintenant, pourquoi à moi ? Pourquoi cet accident, cette maladie, cette erreur, cette infraction, cette faute, cette séparation, cet isolement… ?

    Nos nuits des sens, quand nous n'avons plus goût à rien, même pas à la prière, à l'Eucharistie, à de beaux chants…

    Nos nuits de l'âme, dans la déprime, le désespoir, le doute, la foi perdue…
  • j'ai cherché Celui que mon cœur aime…” :
    Ai-je cherché à en sortir par la prière, la confession, l'aide d'un ‘Père spirituel' ou d'une ‘Mère spirituelle' ?

    Ai-je cherché la réponse à mes doutes, à mes questions, par un approfondissement de ma foi (lectures spirituelles, retraites) ?

Prière   : Sainte Marie-Madeleine , toi qui était égarée et malheureuse dans une vie de péché, sans doute étais-tu en manque d'amours perdus, en quête inconsciente d'un amour plus grand, inaccessible…, quand tu as rencontré en Jésus l'Amour parfait qui nous tend les bras et nous aimante. Aide-nous à rencontrer Jésus avec le cœur, à nous laisser aimanter par son Amour !

Suggestion de chants :

D 116 Dieu est Amour,
E 120 Nous avons vu,
E 116 O Seigneur, je viens vers Toi

• Samedi matin de 9H45 à 12H00

 

2 ème méditation

La délivrance du Mal

 

“Marie Magdaléenne, de laquelle étaient sortis 7 démons” (Luc 8,2)

 

? 7, chiffre parfait de l'homme, suggère parfaitement l'acharnement du Malin à détruire la créature, cette image de Dieu.

Pour lui résister plus efficacement, il est bon de réfléchir à ses moyens privilégiés de destruction de l'âme humaine que sont les 7 péchés capitaux .

 

? Le péché, est-ce capital ? – Oui, car “ pécher ”, en hébreu, veut dire : manquer son but, se tromper de cible. Pécher, c'est se tromper de bonheur. C'est moins une infraction à un code, qu'un détournement volontaire d'itinéraire. L'homme qui trompe sa femme traduit volontairement “Adultère” par “Bonheur”.

 

? “Capital” n'a pas ici le sens de grave, mais de “à la tête” (caput), à la source d'autres fautes. Combattre ces péchés-sources, c'est couper le mal à la racine.

 

? Ces péchés se dissimulent :

•  ils sont souvent justifiés ou excusés ou tolérés par l'entourage ;

•  Ils sont intérieurs, comme la jalousie ou la paresse ;

•  ce sont des vices, des mauvais plis… vite pris ;

•  certains sont très affectifs, comme la colère ou la gourmandise, or un sentiment est involontaire ;

•  comment les distinguer des blessures psychologiques auxquelles ils sont souvent mêlés ?

 

? Comment lutter contre les péchés capitaux ?

•  Reconnaître son péché : sa profondeur, son extension, son ancienneté.

•  Consentir à ce constat.

•  S'ouvrir à la miséricorde du Cœur de Dieu. En me rappelant les 7 paroles de Jésus en Croix , lui demander : “Pourquoi, Jésus, as-tu voulu prononcer cette parole pour moi ?”

•  Prendre une résolution.

 

Suggestion de chants :

E 61-3 Lumière pour l'homme aujourd'hui
G 79 Ouvre mes yeux Je cherche le visage


• Samedi après-midi de 14H30 à 17H00

 

3 ème méditation

Examen de conscience

 

De quoi vais-je demander à Jésus de me libérer par la puissance de son pardon ?

   

1•  L'orgueil  : vivre pour soi (égoïsme) ou par soi (indépendance), avoir toujours raison, se mettre en avant…

 

2•  La gourmandise  :

- matérielle : qualité, mesure, temps, manière ;

- spirituelle : soif des consolations ou états agréables, des lectures, lieux, prières abondantes, pèlerinages multiples, collection illimitée de dévotions…, parfois au détriment du devoir d'état ou de la charité.

3•  La luxure  : gourmandise sexuelle, physique ou mentale.

 

4•  L'avarice  : avoir plus, prendre, garder…

- matérielle : ports d'entrée de tous les égoïsmes, première des trois tentations de Jésus, qui vise au gouvernement mondial de Mammon (cfr les ‘2Tours' !).

- spirituelle : être le maître absolu et jaloux de mon temps, de mes services, de ma vie spirituelle ou de mes objets religieux…

5•  La jalousie  : tristesse de ce que l'autre a ou est .

Si l'envie fait désirer des biens qu'on a pas, la jalousie fait désirer jouir seul et sans partage. Elle est souvent due au manque d'estime de soi, de ses dons, de ses biens.

Elle génère des péchés contre les autres (déception devant leur réussite, malveillance…) et contre soi-même (dénigrement de soi par comparaison, pouvant parfois pousser jusqu'au suicide), changement indu de métier, abandon de sa vocation propre…

 

Test  : sais-je me réjouir du bonheur des autres ? Faire des compliments ? Accepter que les autres soient différents ? Faire confiance ? Me faire aider ? Ne pas critiquer, mais bénir ?

• Méditer Jean 3. 26-30

 

Dans le Nouveau Testament, on voit les disciples de Jean le Baptiste venir à lui pour lui parler de Jésus : “Rabbi, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise et tous viennent à lui.” (Jean 3, 26). Pas moins de quatre comparaisons qui pourraient susciter autant de motifs d'être jaloux ! Or le cousin de Jésus, loin de se laisser piéger, se dérobe à la tentation par l'humilité. Sans se nier, il donne à chacun sa juste place : “ Il faut que lui grandisse et que moi, je décroisse.” (Jean 3,30)

Suggestion de chants :

E 120 Peuple qui marchez dans la longue nuit
E83 Viens Seigneur, étancher notre soif

Méditer sur la Croix

Jésus accepte que Barabbas lui soit préféré. Il accepte d'être pris pour un criminel – son exact contraire, lui le Juste. Alors que la jalousie ne cherche qu'à capter, le Christ se livre et se dépouille totalement.

Il se détache même de la personne qui lui est la plus chère ; Marie, en la confiant à Jean : “Voici ta mère.” (Jean 19,27) Pourtant, celui-ci a quitté Jésus, comme les autres disciples : “Ils s'enfuient tous.” (Marc 14,50) Jésus répond donc à l'abandon par un don plus grand encore. D'ailleurs, au moment même de sa mort, il livre et transmet son Esprit (Jean 19,30), Celui que le Pape Jean Paul II appelait la “Personne-Don.”

 

Le Crucifié ne juge pas, il sauve. En croisant son regard dans l'oraison (Jean 3, 16 – 17), la personne jalouse cesse de se mésestimer et accepte enfin d'être follement chérie. En contemplant Celui qui s'est livré pour elle (Cf Galates 2,20), elle cesse de demander garantie sur garantie ; elle croit (au sens fort) que Dieu ne peut lui donner plus grande preuve qu'Il l'aime et qu'elle est digne d'être aimée. Arrêtant les yeux sur la plaie ouverte du Côté, elle entend et s'applique le cri de Jésus : “ Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive, celui qui croit en moi  !” (Jean 7,37) or cette eau vive ne déçoit pas ; elle seule désaltère : “ Qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ” (Jean 4,14). Comment jalouser lorsqu'on est comblé ?

6•  La colère  : désir de vengeance, pour rétablir l'injustice.

- La “ juste colère ” suppose : un objet juste, une intention droite, une réaction mesurée.

- Qu'est-ce qui me met en colère contre l'autre ? Contre moi-même ? Contre Dieu ?


- Remèdes  : me mettre à la place de l'autre ;

exercer la douceur, la patience, l'humilité ;

ne pas idéaliser les autres (pour pouvoir faire des concessions) ;

renoncer au perfectionnismes ;

ne pas abuser des excitants ;

entrer dans un chemin de pardon et de guérison intérieure.

Méditer sur la Croix

Il n'y a pas de procès plus injuste que celui qui condamne le Messie, tous les évangiles de la Passion en témoignent. Or, non seulement Jésus ne succombe pas à la colère qui eût totalement légitime, mais il choisit, délibérément, de renoncer à toute vengeance : “ Rengaine ton glaive ”, ordonne-t-il à Pierre alors qu'ils sont cernés par les soldats romains. “[…] Penses-tu donc que je ne puisse faire appel à mon Père, qui me fournirait sur le champ plus de douze légions d'anges ? ” (Mt 26,53) Plus encore ; l'emporté entend l'innocent pardonner à ses bourreaux : “Père, pardonne-leur : il ne savent pas ce qu'ils font. ” (Lc 23,34) Pour autant, Jésus demande à son Père de pardonner : la source de la réconciliation n'est pas dans le Fils de l'Homme. A fortiori dans l'emporté : comme l'humilité, la douceur est une vertu divine. Au pied de la Croix, en découvrant que, dans le regard du Père, il est depuis toujours pardonné, le colérique trouve l'exemple et la force pour désarmer toute violence et pardonne à son tour. Nous jouons si souvent à notre insu au débiteur impitoyable (cf. Mt 18,23-35).

 

Mais, afin que nous ne confondions pas douceur et mollesse, Jésus a parlé à plusieurs reprises avec puissance et autorité durant sa Passion : “Quand Jésus leur eut dit : “C'est moi. ”, ils reculèrent et tombèrent à terre. ” (Jn 18,6 ; cf. aussi verset 23). Méditer sur la première étape du Chemin de Croix permet aussi de mieux saisir combien chacun de nos jugements iniques, présomptueux, usurpés, nourrissant des colères intempestives, contribue à condamner le seul Juste.

 
C'est en osant lever les yeux vers Jésus crucifié que le scrupuleux, rongé par la culpabilité, guérit : Dieu ne garde-t-il pas espérance, même dans le criminel le plus impitoyable ?

7 •  La paresse  :

Il s'agit ici de la paresse spirituelle, l' acédie , comme celle des disciples à Gethsémani :

“Vous n'avez pu veiller une heure avec moi.” C'est une tristesse qui ne supporte plus le bien divin. Chute de tension de l'Amour en nous, langueur spirituelle. La messe rebute, l'oraison dégoûte. D'aucuns cherchent des compensations à leur vide intérieur : verbiage, curiosité, activisme, quête de la nouveauté, inconstance. L'air du temps est hyperactif, mais il incite à la paresse, car il pousse à faire ce qui plaît.

 

- Symptôme  : impatience, instabilité, dispersion et diversion,  remises en question abusives, goût démesuré pour la détente.

 

- Remèdes  : redécouvrir en soi le désir de Dieu :

vivre l'instant présent (sans idéaliser le passé) ; redécouvrir la prière même dans la sécheresse ; ne rien remettre en question ou innover (St Ignace) ; persévérer : la persévérance épuise la désespérance ; pleurer avec un psaume : “Pourquoi es-tu triste , ô mon âme ? Espère en Dieu…” Aimer l'humilité ; ne pas fuir dans le sommeil ; agir à temps, avec ordre, combattre l'oisiveté : recourir à son guide spirituel.

Méditer l'agonie à Gethsémani

Suggestion de chants :

G139 Vous qui ployez sous le fardeau,
Il vient nous libérer,
Chercher avec toi dans nos vies


 

• Dimanche matin de 10H00 à 13H00 – Marche jusqu'à Chartres

 

 

4 ème méditation

La garde du regard

 

Lorsqu'une affiche excite, une image attire, une tenue provoque, ne discutons pas et détournons le regard, résolument. Les publicitaires n'ignorent pas l'impact des fantasmes qu'ils suscitent chez les hommes. L'un d'eux, créatif pour une marque de lingerie, a collé ce panonceau sur un string de soie : “Testez ses résistances.”

 

Cependant, la garde des yeux ne signifie pas devenir aveugle. Lerisque existe d'identifier le corps tentant avec la femme tentatrice et de diaboliser celle-ci.

Regard sur la femme adultère

Dans un célèbre épisode évangélique, une femme est surprise en flagrant délit d'adultère (Jean 8, 1-11). Scribes et pharisiens la conduisent à Jésus et attendent son jugement : “ La loi de Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes. Toi, donc, que dis-tu ?” Le christ procède en deux temps.

 

D'abord, il se refuse à regarder lorsque la femme est réduite au rôle de bouc émissaire de la violence collective ; mais aussi lorsqu'elle devient, placée au milieu de cette assemblée masculine, un objet de convoitise. Sa parole arrête l'emballement de la violence à sa source même : “Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre.” Pendant que les hommes partent, Jésus garde les yeux fixés par terre, se refusant à toute complicité avec le regard de désir autant que de violence de la foule massée autour de lui et de la femme.

 

Ce n'est qu'après, lorsque tous les hommes sont partis, qu'il lève les yeux sur la personne accusée. Alors, Jésus lui parle. La personne est digne qu'on lui adresse la parole. Certes, Jésus nomme la faute (“ne pèche plus”) mais il l'appelle “femme” : elle ne se réduit ni à son péché ni à son corps désiré.

• Dimanche matin de 10H00 à 13H00 – Marche jusqu'à Chartres

 

 

5 ème méditation

Aganèthérapie

 

1. L'onction à Béthanie ( Marc 14, 3 – 9)

- La femme sort de son univers de péché – échec et ruine de sa vie – par un élan de confiance aimante et suppliante vers ce Jésus qui écoute, accueille et pardonne les pécheurs.

 

- “Elle a parfumé mon corps pour l'ensevelissement” ! : l'amour de nature divine n'est-il pas la force qui va ressusciter Jésus ?

 

- Marie-Madeleine, aide-moi à donner à Jésus le meilleur de mon cœur, ce que j'ai de plus précieux.

 

2. La pécheresse pardonnée : (Luc 7, 36 – 50)

- C'est devant Jésus que nos larmes nous purifient, loin du remords et du désespoir.

 

- Et son Pardon transformant éveille notre amour : “Ses nombreux péchés lui sont remis, puisqu'elle a montré beaucoup d'amour.”

3. Au Calvaire :

Demandons à Marie-Madeleine le regard de son cœur pardonné vers le Cœur transpercé de Jésus.

L'HYMNE

 

Comment es-tu foyer de feu

et fraîcheur de la fontaine,

une brûlure, une douceur,

qui rend saine nos souillures ?

 

Comment fais-tu de l'homme un Dieu,

de la nuit une lumière,

et des abîmes de la mort

tires-tu la vie nouvelle ?

 

Comment la nuit vient-elle au jour ?

Peux-tu vaincre les ténèbres,

porter ta flamme jusqu'au cœur

et changer le fond de l'être ?

 

Comment n'es-tu qu'un avec nous,

nous rends-tu fils de Dieu même ?

Comment nous brûles-tu d'amour

et nous blesses-tu sans glaive ?

• Dimanche matin de 10H00 à 13H00 – Marche jusqu'à Chartres

 

 

6 ème méditation

Jésus apparaît à Marie-Madeleine

 

• Evangile de Jésus-Christ selon Saint Jean 20. 1-18

“Après la mort de Jésus , le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée. Elle restait là dehors, à pleurer. Elle se penche vers l'intérieur du tombeau, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent : “Femme, pourquoi pleures-tu ?” Elle leur répond : “On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis.” Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était lui. Jésus lui demande : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?” Le prenant pour le gardien, elle lui répond : “Si c'est toi qui l'a emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi j'irai le reprendre.” Jésus lui dit alors : “Marie !” Elle se tourne vers lui et lui dit :“Rabbouni !” ce qui veut dire “Maître” dans la langue des Juifs. Jésus reprend :“Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.” Marie-Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : “J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit.”

 

 

- “…Alors qu'il fait encore sombre.” : il fait si sombre dans son cœur…Elle ne L'a pas vu transfiguré, mais son Amour l'a transfigurée…La voilà aimantée par ce Cœur dont le Pardon l'a transpercée et guérie.

 

- “…La pierre a été enlevée.” : la mort n'est plus un Mystère interdit, ni la porte fermée sur la vie de l'homme, mais la porte ouverte pour un passage. En Jésus mort et ressuscité, Dieu n'est plus inaccessible.

 

- “…Elle restait là dehors à pleurer.” : il faut donner nos larmes à Jésus, pour qu'il nous fasse entrer dans son Mystère d'amour. Il faut lui abandonner notre passé pour le trouver présent tout près de nous. Jetons donc dans son tombeau toutes nos souffrances et blessures de notre vie, les séparations, les départs, les deuils…

 

- “…Pourquoi pleures-tu ?” : ne pleure-t-on pas surtout ce qu'on croyait posséder ou ce qu'on espérait avoir ? Où plaçons-nous nos espoirs ?

 

- “…Que cherches-tu ?” : à retrouver le connu, ou à découvrir le Tout-Autre, Celui qui t'appelle toujours plus loin que tes limites, toujours au-delà d'aujourd'hui ?

 

- “…Marie ! ” : devant Jésus, l'entendre m'appeler par mon nom.

- “…Cesse de me tenir ! ” : c'est à moi de t'entraîner vers le Père !

 

- “ Va plutôt trouver mes frères pour leur dire… ” : ta foi à peine mûre, va annoncer la Bonne Nouvelle : la Vie a vaincu la mort, l'Amour a vaincu le Mal ! Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps !

Il est vivant

 

Il est vivant ! Tu l'as vu la première.

Parle, Marie de Magdala !

- Hors du tombeau, debout dans la lumière,

Il dit : “Marie” ! C'était sa voix !

 

Nous l'avons vu ressuscité,

Nous, témoins de la Vérité !

Il est venu, il reviendra !

Amen ! Alléluia ! Alléluia !

Jésus qui m'a brûlé le cœur

 

Jésus, qui m'a brûlé le cœur

Au carrefour des Ecritures,

Ne permets pas que leur blessure

En moi se ferme :

Tourne mes sens à l'intérieur.

Force mes pas à l'aventure.

Pour que le feu de ton bonheur

A d'autres prenne !

Fraternité des Prisons

« Le Bon Larron »  

Seigneur Jésus

 

Toi qui as assuré

une entrée immédiate

dans le ciel à un bandit

condamné à mort,

parce qu'en un instant,

par amour gratuit,

tu en as fait un saint,

fais tomber sur moi ce même regard de miséricorde

qui fera plongermes yeux dans les tiens pour en recevoir ton innocence, ta tendresse, ton amour.

Ainsi envahi, je pourrai t'aimer,ainsi que mes frères

jusqu'au moment où résonnera à mes oreilles

la promesse que tu as faite :

 

« Aujourd'hui même

tu seras avec moi

dans le Paradis.»

 

 

 

 

Père Yves Aubry

Fondateur du Bon Larron

Pour lire le témoignage : "Le témoignage de Catherine"
Pour lire le témoignage : "Histoire de Véronique"
Pour lire le témoignage : "Le signe de Dieu à un détenu"

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