Le Bon Larron
Bulletin de liaison de la Fraternité des Prisons
Association privée de fidèles
Fondateur : Père Yves Aubry
n° 27 - juin 2006

"Le roseau ployé, il ne le brisera pas" (Isaïe 42,3)"

SOMMAIRE du Bulletin n°27

"J'ai vu des merveilles ..." Editorial de François Broustet

Week-end de mars 2006 : ce que nous ont dit nos évêques :


Miséricorde ... Poème par Gérard Vercauteren
Des moments de partage (photos)
Prochain week-end "Bon Larron" : mars 2007

Des témoignages forts :

L'Assemblée Générale 2006
Les ressources de la Fraternité
Une pensée du Père Jacques Loew
Bonne nouvelle d'un nouveau groupe de prière
Notre 14e pèlerinage de Chartres les 23 et 24 septembre

Encarts dans le Bulletin n° 27 :



"J'ai vu des merveilles ..."

Editorial de François Broustet, président de la Fraternité

 

 

Nous ne remercierons jamais assez Mgr Daucourt de nous avoir rappelé la magnifique mission du Père Lataste, dominicain, venu prêcher une retraite spirituelle aux 400 détenues de la prison de Cadillac, près de Bordeaux le 15 septembre 1864.

Il est angoissé : comment parler de Dieu à celles qui sont au fond de la souffrance, de la misère, du désespoir, de la violence, à celles que la société a enfermées dans leur statut de criminelles ?

Au fur et à mesure que la retraite se déroule, le père Lataste va recevoir une lumière de l'Esprit Saint, comme en témoignent les brouillons modifiés de ses enseignements : ces femmes ont été lavées de leur péché par la miséricorde divine. Elles vont se relayer toute une nuit devant le Saint Sacrement, malgré la dureté et les fatigues de leur vie carcérale. Au matin, étonné lui même de son audace, devant le directeur de la prison et les surveillants qui assistent à son enseignement, il va pouvoir dire : elles sont innocentes, lavées de leurs péchés par la miséricorde de Dieu.

Bouleversé par toutes ces conversions, il pourra s'écrier : «  J'ai vu des merveilles  ! ».

Poussé par l'Esprit Saint, il va, dans les pires difficultés, fonder l'oeuvre de Béthanie où ces femmes, revenues du fond de la misère et re-créées par le pardon divin, vont vivre avec d'autres soeurs au passé moins chaotique la même vie religieuse, sans que rien ne les distingue.

Quelque 120 ans plus tard, le Père Yves Aubry sera, lui aussi, le témoin émerveillé de l'irruption de la grâce du pardon dans le coeur des plus pauvres parmi les plus pauvres : « Laissez-vous saisir par le Christ » disait il toujours en annonçant aux prisonniers, et avec quelle énergie ! cette parole de Dieu qui guérit et reconstruit.

Nous aussi, pendant notre week-end annuel des 18 et 19 mars, nous avons vu des merveilles : de nombreuses réconciliations entre les membres de la fraternité, après une année difficile. Merveilles aussi que ces beaux témoignages d'anciens détenus qui deviennent des annonciateurs de la parole de Dieu.

Le père Lataste avait reçu la lumière de l'Esprit-Saint pendant que les détenues priaient devant le Saint Sacrement…

Merci donc à Mgr Daucourt de nous avoir rappelé cette incroyable fécondité de l'adoration acceptée par 398 détenues (2 seulement n'y avaient pas participé).

Merci également à Monseigneur Aumonier qui nous a rappelé la grandeur de la crainte de Dieu, qui n'est pas une peur mais un immense respect, qui doit nous inciter à faire le ménage dans notre coeur et dans notre âme pour que notre adoration soit féconde. Nos frères évêques nous ont tracé la voie et nous envoient en mission.
Foi, prière adoration : mettons nous en marche !

Week-end de mars 2006 : ce que nous ont dit nos évêques ...
Mgr Eric Aumônier

“Je tiens à vous dire la joie que j’ai d’être avec vous aujourd’hui....Une des premières rencontres avec le “Bon Larron” fut celle avec le Père Aubry qui était venu me rendre visite à l’Evêché. Je n’oublie pas cette rencontre de mon frère prêtre, au cours de laquelle il m’a expliqué cette partie importante de son ministère au sein des prisons. Je n’oublie pas non plus que je suis votre Evêque, responsable et garant de votre Association, reconnue comme association de droit diocésain, vivant selon les finalités de ses statuts et que, s’il était nécessaire, je défendrais et expliquerais à ceux qui ne les comprendraient pas.

Je suis invité à vous parler de ce qui est au coeur de notre vie de chrétien : l’Adoration. Par le baptême, nous sommes des êtres eucharistiques et vivons dans l’action de grâce. Quand nous communions, c’est bien ce que nous devons vivre intensément... et que nous oublions peut-être un peu parfois.
Dans 1Co 6-10, St Paul rappelle qu’ils confondent l’Eucharistie avec un repas ordinaire... ; « Quand vous vous réunissez pour l’Eucharistie », dit St Paul, il faut “gommer” la différence entre riches et pauvres » qui était souvent établie pour les repas ordinaires, sinon vous installez la division ». Cette division de la communauté rend la participation à la Communion Eucharistique mensongère.

Donc, le premier obstacle à éviter dans l’Adoration, c’est la division. J’y pense dans nos relations entre Chrétiens, voire entre Catholiques : comment adorer le Seigneur en vérité si l’on s’entregriffe ?...
Communion Adoration Unité est la trilogie fondamentale.
Le deuxième obstacle à l’Adoration est l’idolatrie (donner son coeur, son énergie, à l’argent, la réputation, le pouvoir etc...). On peut être monothéiste et idolâtre, mais c’est incompatible.
De fait, nous redécouvrons l’Adoration Eucharistique depuis une trentaine d’années dans l’Eglise du Christ, juste après une période de forte critique de cette expression religieuse. L’Esprit-Saint a permis de dépasser tout cela à travers notamment les groupes charismatiques qui ont retrouvé le sens de l’Adoration... L’une des caractéristiques essentielles de cette redécouverte est le lien entre l’Adoration et la Mission.
En effet adorer, c’est chercher à entrer dans le dynamisme de l’amour du Christ envers son Père, et qui envoie ses disciples en mission... Ce n’est pas un regard seulement esthétique sur Jésus, mais la recherche très forte de ce lien, qui nous envoie en mission. C’est prendre ce temps offert pour laisser entrer en nous les sentiments du Christ pour l’humanité. Certes le mot “Adoration” est tristement dénaturé, mais Adorer Dieu, c’est aimer Dieu plus que tout, L’aimer en tout...
Puissiez-vous tous découvrir ou redécouvrir cet Amour de Dieu, en être les témoins et être les serviteurs du Seigneur pour que le “Parvis du Temple” soit toujours ouvert à nos frères”....
Mgr Gérard Daucourt

De la prière à l’Adoration et de l’Adoration à la Miséricorde.
Le Père se révèle et révèle son mystère aux petits. C’est pour cela que nous avons besoin d’eux. Voyez vous il y a une petite phrase de Paul (Co) ou il compare l’Eglise au corps du Christ. Il est la tête, c’est un corps humain et les membres ont besoin les uns des autres et Paul a cette phrase au verset 22 « Les membres les plus faibles sont nécessaires ». Cela ne veut pas dire qu’il faut garder, entretenir la pauvreté, mais que ceux qui sont dans une forme ou une autre de pauvreté et il y en a beaucoup et bien ceux là sont nécessaires au corps… Nous pouvons nous aider les uns les autres, il y a un service mutuel de la prière. La prière est un ministère. Lorsque j’ordonne un diacre, je le lui rappelle : il faut que tu pries, ne l’oublies pas dans ton ministère. Je te donne cela comme travail au sens que cela fait partie de ta vie, c’est une de tes activités et tu es au service de tes frères aussi par la prière autant que par tes actes. Et c’est vrai pour tout le monde. C’est un service : priez les uns pour les autres. Quelquefois nous ne pouvons faire que cela.…
Si il n’y a jamais un écho de tout ce que fait le Seigneur comme merveilles dans les maisons, dans les prisons, dans les détentions, comment voulez-vous que l’ensemble des communautés chrétiennes se mettent en action de grâce ! Il faut répercuter, il faut partager. La prière rejoint nos frères et soeurs à travers le monde, grâce au Christ. Elle rejoint aussi bien entendu tous ceux qui sont dans le Christ. Voilà notre foi, c’est ce que nous appelons la communion des saints.
L’Esprit Saint lorsque nous sommes en adoration devant le corps du Christ modèle en nous des intuitions et nous donne des idées de Dieu ; des idées divines pour servir Dieu dans nos frères, le père Lataste dit : « C’est arrivé comme cela, j’ai pensé que puisque ces femmes qui étaient si méprisées, si rejetées, qui avaient peut-être un passé si lourd, découvraient le Christ, l’accueillaient, l’adoraient, communiaient à son corps Eucharistique et pouvaient aller très loin dans la vie spirituelle, il fallait leur offrir quelque chose de fort et pas simplement quelques consolations de passage… ».

Maintenant on en est devenu beaucoup plus conscient dans l’Eglise que la miséricorde n’est pas simplement d’aider ces pauvres détenus, il s’agit d’être ensemble, de recevoir et de donner à l’autre, de partager. Se tenir ensemble dans l’Amour de Dieu. Il faut que nos communautés soient des communautés de miséricorde… Une des pages d’Evangile que le père Lataste a proposé dès le départ aux premières soeurs de Béthanie et qui est très important pour nous tous, c’est la scène du calvaire. Qu’est-ce qui se passe là ? Le Christ meurt en croix par amour dans des souffrances terribles et il y a sa mère et il y a Marie-Madeleine.
Mais qu’est-ce que ces deux femmes ont à voir ensemble ? Marie, la toute pure, l’immaculée et cette Marie-Madeleine dont on ne savait pas exactement qui elle était. D’accord elle a suivi le Christ mais quand on sait son passé…
Mais non ! Justement pas, voici que l’amour de Dieu est donné totalement dans le Christ et pour tous et Marie et Marie-Madeleine sont aimées d’un même amour à ce moment là.
C’est extraordinaire cette fusion et voilà ce que nous sommes appelés à vivre aujourd’hui dans l’Eglise en prenant notre source, nos forces dans l’adoration. Faire de l’Eglise ce qu’elle est, il ne faut pas le dire mais le vivre. L’Eglise est une communauté de miséricorde. Nous ne pouvons pas enfermer quelqu’un dans un acte, dans une seule dimension de sa vie, affective, sexuelle ou sociale. Il est plus grand que cela. L’homme est un tel mystère… Il faut que j’aide les autres à vivre et que les autres m’aident à le vivre et que ce que le Seigneur a fait pour moi dans le sacrement de réconciliation je le fasse pour me frères. Puisque Jésus ne m’enferme pas dans mon passé et qu’il me fait confiance aujourd’hui, voilà ce que j’ai à faire aujourd’hui pour mes frères et soeurs.


Père Loïc Huyghes Despointes

… Je dis cela parce que le « Le Bon Larron » se donne comme mission qu’il y ait dans chaque prison un groupe de prière et d’intercession, ou va le faire… Mais de se laisser rassembler par le Seigneur, de répondre à cet appel, même lorsqu’il paraît difficile, ou lorsqu’il semble comme ne portant pas tellement de fruits ; le fait de se laisser rassembler par le Seigneur, de porter dans la Foi, dans l’Espérance et la Charité les situations des détenus, les situations de captivité qu’elles qu’elles soient, pas seulement de captivité physique de l’enfermement entre quatre murs, les efforts de libération, les actes d’espérance… Que l’on continue à vouloir établir, ou rétablir des relations, des contacts : rien que ce fait là, cette Foi, cette Espérance, cette Charité, cet élan fait que d’avoir répondu à cet appel, rien que cela c’est la Charité, c’est la Trinité.

Père Philippe de Kergorlay

… Une phrase me revient souvent à l’esprit : Je suis venu pour qu’ils aient la vie en abondance », et, surtout lorsque j’entre dans une cellule, que je rencontre quelqu’un qui a perdu le goût de vivre, ou qui ne voit pas à quoi sert la vie… Je n’ai pas la solution à priori. Mais voilà que le Seigneur nous dit "Je suis là !», et qu’un certain nombre découvrent, dans la misère, la source de la vie… C’est le regard de l’Esprit Saint qui vient en nous, qui nous donne la force de Dieu, qui communique, dans nos coeurs, cet amour, dont nous ne sommes pas capables, mais dont nous sommes rendus capables… La Bonne Nouvelle annoncée aux détenus, c’est l’occasion pour les uns et les autres d’apprendre un Amour en vérité. C’est cela que nous avons à bâtir ensemble, nous qui sommes là aujourd’hui, ceux qui sont en prison et ceux qui en sont sortis. C’est le même corps du Christ que nous avons à édifier.


Miséricorde
par Gérard Vercauteren
Extrait de "Poésies pour des Clous"

Moi qui étais paria et vivais dans le vice
Rejeté par les hommes que j’avais fait souffrir
Tu as donné ton fils pour subir les sévices
Qui m’étaient réservés, et Tu le fis mourir.

Tu rejetas sur Lui toutes mes fautes passées
Et Lui a accepté sur la croix le mépris
Me lavant de Son sang, effaçant mon passé
Afin que je renaisse, purifié et guéri.

Je suis reconnaissant de cette preuve d’amour
Aujourd’hui dans ma geôle, c’est à Lui que je pense,
C’est vers Lui que je tourne mon regard chaque jour,
Lui qui m’a pardonné, par Sa mort, mes offenses.

Au milieu des ténèbres, je vis dans Sa lumière
Les murs et les barreaux n’ont plus de consistance
Ils ont été fondus en louanges, en prières
Que j’adresse à Jésus, je vis en Sa présence.


Des moments de partages, des moments heureux

1) Le repas de Dimanche midi
Un savoureux moment de détente et de convivialité

2) Carrefour sur « La prière », animé par le père Destelle
Les groupes se multiplient… Parmi les nombreuses propositions,
un instant de prière commune est envisagé.

3) Carrefour sur « La vie en prison », animé par Yves Dauphin
Un partage d’expérience et de vécu.

4) Carrefour sur « les correspondants », animé par Jeanne-Marie Durrande
Joies et échecs, les visites, l’argent…


Prochain week-end "Bon Larron" : mars 2007

Nous réfléchirons ensemble sur « La Fraternité».
Si vous souhaitez témoigner à ce week-end,
si vous connaissez un orateur,
si vous voulez aider à préparer la rencontre,
merci de contacter Jacques Guinault
au 01 39 49 13 57 ou 06 16 93 77 74


Des témoignages forts ...

Découverte du Bon Larron, en sortant de prison
par Alain Payré

En acceptant l’invitation de mon ami Dominique à participer au week-end du Bon Larron, je suis arrivé un peu méfiant. Mais cette prévention s’est estompée au fil des heures.
Avec une jeune femme, dont je venais de faire la connaissance, nous avons rejoint le carrefour sur les prisons. Ce carrefour était animé par un visiteur de prison qui maîtrisait bien son sujet. Sortant juste de prison, je trouvais que nos discours se complétaient.

Nous nous échangions des balles, et les participants pouvaient avoir une même information sous deux éclairages différents. J’ai pris plaisir à cet échange, car je me sentais encouragé à parler. Parler… parler dans ce monde de communication qui ne sait plus dire vraiment les choses.
Ensuite, de la cabine d’enregistrement audio, je suivais ce qui se disait sur l’estrade.
Puis commencèrent les témoignages - tous ne m’ont pas touché de la même manière - mais l’un d’eux m’a percuté de plein fouet. La simplicité des mots, la voix pas toujours assurée, l’émotion bien présente. Cette émotion est tout ce qui me reste. Elle criait ce que les mots ne pouvaient dire. La joie d’être sur le chemin de la reconstruction. Le souvenir des épreuves traversées et surtout le souvenir de l’aide reçue.
Pourtant chacun n’a fait que se qu’il pouvait à un moment donné. Il me semble que cela va au-delà.
Quand on est dans la souffrance, recevoir de l’aide n’est ni simple ni évident. Et ceux qui vous l’apportent ne sont pas non plus dans une situation facile. Alors quand l’épreuve est derrière soi, que finalement la bataille est gagnée, restent les souvenirs. Et dans cette émotion, il y avait de la gratitude.
Mais reste en moi une question lancinante : peut-on parler des prisons, des actes qui y mènent en toute sérénité ? N’est-ce pas là un grand chantier à mettre en place ?
Dans notre société, formatée à l’individualisme forcené, donner et recevoir semble extraordinaire. Et des gens qui viennent des différentes régions de France, de différents milieux sociaux, qui se parlent, s’entraident, cela m’a paru étonnant.
Alain Payré

Jacques

Des détenus m’ont rendu visite régulièrement tous les soirs pour lire ensemble des passages d’Evangile et pour prier. A mon avis ils étaient envoyés par le Seigneur. Ils m’ont vraiment beaucoup aidé, sinon je me serais laissé aller et j’ai eu peur. J’ai eu très peur de retrouver des détenus très agressifs. Je les craignais et ils se sont calmés très doucement et comme j’avais reçu l’amour du Seigneur, je leur pardonnais leurs injures et j’arrivais mieux à supporter.

Jean-Luc

Ce n’est pas parce que l’on est dans la misère que l’on ne doit pas penser aux autres qui sont dans le froid, qui n’ont rien à manger, alors que nous-même avons le principal. Oui j’ai la chance d’être habité par le Seigneur, habité, car le Seigneur est ma demeure…
Merci à ceux du Bon Larron qui réjouissent tant de coeurs par leur courrier et de l’amour que vous nous portez par la grâce de Dieu.


Jimmy

J'ai connu le Bon Larron grâce à Patrick qui m'a aidé à retrouver la foi en moi et surtout la confiance… à ma sortie de prison, j'avais la foi. Malheureusement Patrick est reparti et il m'écrit :

« J'ai pris l'initiative d'exposer à l'aumônier la création d'un groupe de prière, ma proposition a été recueillie avec enthousiasme de la part de notre aumônier et des détenus… Je vous remercie de vos prières, elles ont sincèrement des retombées sur ma vie, je m'en aperçois bien, plus tard sans doute, j'en verrai les bienfaits… Toute personne a le droit de savoir que Dieu l'a aidé à en sortir, pour un jour avoir la grande surprise de le découvrir. Quel bonheur d'apprendre par la lecture de la Bible que Dieu veille sur nous avec patience et amour, que sa bonté est infinie et invisible et que sa justice aura le dernier mot ».
Daniel

La grâce et la miséricorde de Dieu se développent dans la faiblesse.
 

L'Assemblée Générale voit arriver de nouveaux membres au Conseil…

L’Assemblée générale s’est tenue le samedi 18 mars, au matin, à Blanche de Castille. Le rapport moral de l’année
2005 a été présenté.
Des élections ont renouvelé une partie du Conseil d’Administration, dont la composition est maintenant la suivante :
Président : François Broustet.
Vice-président, trésorier : Jacques Guinault.
Membres :
Père Jacques Destelle, Père Jean-Marc Bot, Daniel Barzic, Monique Galerne.
Nouveaux membres :
Annie Baudelin, Marie-France Coppin, Claude Violette.
Membre d’Honneur : Suzanne Pataille.
Les ressources de la Fraternité

L'exercice budgétaire 2005 de notre Association, dont les comptes ont été approuvés par l'Assemblée Générale du 18 mars 2006, présente les caractéristiques suivantes

RECETTES : 56 785 € dont :
- Cotisations : 35 453 euros, (36 332 euros en 2004, soit une diminution de 2.42% )
- Don exceptionnel : 12 796 euros.
A noter que le nombre de cotisants a baissé au cours de l'année 2005 de 7%, mais que le don exceptionnel a permis néanmoins d'accroître sensiblement les recettes par rapport à 2004.

DEPENSES : 38 098 € dont :
- Frais Postaux 4 637 € ( 8 3.50 euros en 2004, soit une diminution de 44%)
- Fournitures de bureau: 1 439 € ( 4 130 euros en 2004, soit une diminution de 65%)
- Frais Téléphoniques: 1 728 € ( 2 892 euros en 2004, soit une diminution de 40% )
Les différentes économies réalisées ont ainsi permis de réduire les dépenses totales d'environ 15%, tout en maintenant l'aide aux détenus, aux familles et aux anciens détenus.

RESULTATS : + 18 687 €
Ce bon résultat, qui a été logé au compte "Report à nouveau" du Bilan de l'Association, est largement réalisé grâce au don exceptionnel dont nous avons bénéficié, sans lequel l'excédent de recettes n'atteindrait que 5 891 euros

Nous sommes certains que vous serez sensibles aux efforts accomplis pour que les ressources de notre Fraternité soient le mieux possible employées conformément à sa finalité, mais nous sommes persuadés aussi que vous aurez à coeur de continuer à contribuer par votre générosité au développement nécessaire de son action auprès de ceux et celles qui font plus particulièrement l'objet de son attention. C'est donc, à l'avance, un grand merci que nous vous adressons pour le soutien financier que vous pourrez faire en utilisant les feuilles d'adhésion qui sont jointes au présent bulletin.
Une pensée du Père Jacques Loew

Qu’est-ce qui de Jésus Christ vous attire le plus aujourd’hui ?
C’est le mot « aujourd’hui ».
C’est la certitude, le sentiment que l’Evangile n’est pas l’affaire du premier siècle de notre ère, que c’est la présence actuelle de Jésus Christ aujourd’hui.
Aujourd’hui, quand je tiens l’Evangile entre mes mains, je tiens entre mes mains le Verbe qui s’est fait chair, mais pas simplement au temps d’Hérode ; qui s’est fait chair en vous et qui veut se faire chair en nous, afin que, greffé sur nous, nous vivions ce qu’il a vécu dans le temps d’aujourd’hui, dans le monde d’aujourd’hui où nous sommes réalisés.
Père Jacques Loew (Dominicain † 1999)

Bonne nouvelle d'un nouveau groupe de prière !

La Communauté du Pain de Vie de Lisieux a décidé de prier avec nous, chaque mois, pour les détenus, les ex-détenus et leurs familles, ainsi que pour le monde de la justice.
Voici le schéma de leur veillée : Psaume ; Intention de prière du jour du Bon Larron et/ou du Groupe de Prière des Prisons de France ; Un ou deux chants de la Communauté du Pain de Vie ; Evangile du jour ; Prières personnelles ; Notre Père ; Litanies de la Communauté ; Baiser de Paix ; Chant à la Vierge.
Comment ne pas être touchés de ces “ponts” magnifiques, dans la prière, entre tous nos mouvements ! Que le Seigneur en soit béni !


Notre 14e pèlerinage de Jouars-Ponchartrain à Chartres
Samedi 23 et dimanche 24 septembre 2006

Le Seigneur est là, il t’appelle!
Cette année nous marcherons avec Marie-Madeleine, apôtre des apôtres
Réservez votre week-end et invitez vos amis à partager les grâces de ce pèlerinage
qui tenait tant au coeur du père Aubry
.

Bulletin de liaison n°27 - juin 2006
Directeur de la Publication :
François Broustet
Equipe de rédaction : Annie Baudelin,Jacques Guinault, Daniel Martin, Béatrice K., Alain Payré, Elisabeth Vassy
Editeur :
La Fraternité des Prisons 'Le Bon Larron'
4, rue du Pont des Murgers
78610 - Auffargis
Tél. : 01 34 84 13 08
Site : www.bonlarron.org
Courriel : info@bonlarron.org
Impression :
Ateliers de Frileuse
91640 - Briis-sous-Forges
Tél. : 01 64 90 85 40
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