Le Bon Larron
Bulletin de liaison de la Fraternité des Prisons
Fondateur : Père Yves Aubry
n° 32 - Décembre 2008

"Le roseau ployé, il ne le brisera pas" (Isaïe 42,3)"

SOMMAIRE du Bulletin n° 32

Editorial
; "Et si on se confessait ?", par François Broustet, président de la Fraternité
Echos du C. A. du 22 novembre 2008, quelques orientations
Nouvelles des groupes de prière
- Eric Désaleux
- Le groupe de Montfort-sur-Meu (35)
- Le groupe de Bordeaux
- Groupe de Caen : Quand chacun se fait maillon d'une grande chaîne …
Notre pèlerinage 2008… Montligeon-Chartres, avec saint Eloi !
- Pensée de Saint Eloi - Prière
- Quelques mots sur sa vie…
L’infirmerie du Bon Dieu, par le père Paul Préaux, recteur du sanctuaire ND de Montligeon
Souscription pour la chapelle votive du Bon Larron à Notre Dame de Montligeon, par François Broustet
Message : ordinateurs en bon état pour anciens détenus
Le Refuge Notre-Dame, à Lisieux
SOS courrier
Demande de prière, pour le Cameroun
Notez bien notre prochain grand rassemblement :Week-end national "Bon Larron" les 21 et 22 mars, à Paris
Contacts et infos légales

Editorial ; "Et si on se confessait ?"
par François Broustet, président de la Fraternité

Lors de notre récent pèlerinage à Chartres, monseigneur Pansard nous a fait l’amitié et la grâce de venir célébrer pour nous la messe de clôture, en la fête du saint Bon Larron.
Dans notre fraternité, nous avons souvent médité cet
épisode dérangeant et merveilleux de l’évangile : la conversion du Bon larron. Merveilleux, car il nous met en face de l’immensité de la miséricorde du Christ qui, comme disait le père Aubry, en un instant, fait d’un bandit un saint et le fait entrer au paradis.

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Dérangeant, car beaucoup disent : trop facile, une vie d’exactions, un bref repentir, et hop : au paradis !
Cela dérange nos habitudes de justice humaine : nous
sommes tous un peu les frères aînés du fils prodigue, jaloux de l’accueil du Père au cadet repentant.

Monseigneur Pansard a encore enrichi notre compréhension de l’épisode du Bon Larron dans son homélie. Il nous a fait remarquer : c’est la première confession à ciel ouvert. Oui : le Bon Larron s’est confessé au Christ !
Savons-nous que nous pouvons faire de même ?
Quand nous confessons nos péchés, c’est au Christ que nous les disons. Le Christ lui-même entend notre confession et nous pardonne. Le prêtre n’est qu’un intermédiaire, certes royal, puisque ni la Sainte Vierge, ni les anges, n’ont reçu le pouvoir de remettre les péchés.
Oui, saint Dismas, le Bon larron, s’est confessé au Christ. Nous ne verrons le Christ dans sa plénitude que lorsque chacun de nos péchés lui aura été avoué - et pardonné !

 

C’est une grande catastrophe que la désaffection de beaucoup de chrétiens pour ce splendide sacrement. Nous ne pouvons recevoir les grâces dont Dieu veut nous combler que si nous sommes en « état de grâce ». Pourquoi se priver de ce que le Saint-Père appelle le ménage de l’âme ?

Certains, autrefois, ont pu être détournés du sacrement par son approche parfois rébarbative. Mais le rituel a changé, et nous pouvons maintenant confesser nos joies,
nos progrès, et méditer un texte avec le prêtre.
Combien de thérapies, combien de tranquillisants
seraient économisés par un recours à ce ménage de
l’âme, et par les conseils du prêtre.
Confessons-nous souvent et prions pour que nos frères prisonniers aient, eux aussi, le désir de se confesser ; qu’ils y soient poussés par l’Esprit luimême, pour être libérés des poids que le malin fait peser sur eux et qu’ils rencontrent l’amour miséricordieux de Dieu qui dépasse toutes choses.

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Bien souvent hélas les âmes repartent vers la tendresse de Dieu sans cette dernière confession qui ouvre sans doute plus vite les portes du paradis, et peut-être le temps de purgatoire est-il plus long, et plus douloureux.
Cependant, nous croyons comme l’a toujours enseigné l’Eglise que notre prière pour les défunts peut hâter leur rencontre avec Dieu.
Lavons nos péchés dans le sang de l’Agneau, et lavons aussi ceux de nos amis qui n’ont pu le faire. Toutes les fautes seront alors brûlées dans le gigantesque feu de l’amour de Dieu, et, comme le disait sainte Thérèse : ce
ne seront que des gouttes d’eau dans un gigantesque brasier d’amour.


Echos du C. A. du 22 novembre 2008, quelques orientations :
  • Il a été décidé de faire, le vendredi à 12 heures 30, un temps de prière commun à tous les membres du Bon
    Larron. Une feuille d’engagement sera bientôt créée et diffusée.
  • Michel Laude a accepté de réaliser la statue du bon larron destinée à la chapelle de Montligeon.
  • Nous participerons en 2009 à 2 sessions des familles à Paray-le-Monial, une session des Béatitudes à Lisieux,
    et une session des familles des frères de Saint-Jean. Merci à ceux qui souhaitent participer de se signaler !
  • N’oubliez pas de régler vos cotisations car nous aurons des dépenses élevées en 2009.

Nouvelles des groupes de prière

- Eric Désaleux

Demandant de ses nouvelles à Eric, notre merveilleux responsable des groupes de prières, qui traverse depuis
quelques mois, une période difficile pour sa santé, il m’a répondu : « 2 Corinthiens 4, 16 » (« C’est pourquoi ne
perdons pas courage ; même si, en nous, l’homme extérieur se détruit, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour » !). N’oublions pas Eric dans notre prière, et notre amitié !

- Le groupe de Montfort-sur-Meu (35)

En Août 2007, 2 personnes de la paroisse de Montfort ont assisté à une des sessions de la Communauté de
l’Emmanuel à Paray. Elles y ont rencontré des membres du Bon Larron et décidé de commencer un groupe de prière pour les prisons de Rennes. En novembre suivant, Daniel Barzic est venu, avec Eric Désaleux, donner son témoignage un samedi après-midi devant une assistance d’une trentaine de personnes. A l’issue de cette réunion, la création du groupe de prière a été annoncée. Les réunions ont commencé en janvier 2008, avec une petite dizaine de personnes. Elles continuent régulièrement chaque mois à l’oratoire de l’église paroissiale.
Des intentions de prière leur sont confiées par l’aumônier de la prison des hommes et, depuis septembre, des
intentions leur sont également envoyées venant de l’aumônerie de la prison des femmes.
La responsable de cette aumônerie ainsi que celle du catéchuménat sont attendues pour donner leur témoignage lors de la réunion de décembre.
Annie Obled est à votre disposition pour toute information complémentaire : 02 99 09 20 04.

- Le groupe de Bordeaux

Le groupe de Bordeaux se réunit toujours chaque mercredi pour échanger et adorer.
Le père Gay, aumônier de la prison de Gradignan, nous a demandé de prier encore et encore, car la communauté des soeurs dominicaines de Béthanie de Saint-Morillon a dû fermer.
Il était leur aumônier, et elles adoraient plusieurs heures par jour pour soutenir son apostolat.
Le père a décidé de passer tout le dimanche dans la prison pour accueillir les nombreuses recrues de chaque
week-end. Prions pour l’aider dans cet accompagnement miséricordieux.

Deux membres du groupe de prière font partie de l’oeuvre du Chalet Bleu, qui accueille les familles à la porte
de la prison. Cette belle oeuvre fait beaucoup pour soulager la souffrance des familles et sert souvent de lien avec les prisonniers. L’aîné des 5 enfants d’une maman de la paroisse, membre du Bon Larron, a été jugé, et pas trop lourdement condamné.

- Groupe de Caen : Quand chacun se fait maillon d'une grande chaîne …

La première réunion ecclésiale des aumôneries de prison a réuni, ce 17 novembre, 17 associations, dont la
Fraternité du Bon Larron, St Vincent de Paul, les aumôniers titulaires, bénévoles, auxiliaires, les représentants
de la Maison bleue (Accueil des familles des détenus)… et tous ceux qui oeuvrent autour du Centre Pénitentiaire et de la Maison d’Arrêt de notre ville.

Nous étions tous heureux de cette réunion. Certains de nous avions fait connaissance au chevet d’un grand
malade « détenu », Gérard Vercauteren, fondateur du groupe de prière oecuménique des Prisons de France, dont s’occupe maintenant notre ami Ludovic.
De nouveaux liens amicaux sont en marche pour le bien des détenus, particulièrement ceux qui sortent dans de mauvaises conditions de santé ou qui sont rejetés par leur famille.
Chacun, nous essayons de faire au mieux, à notre niveau, pour les aider dans leur insertion. Pour l’instant une belle chaîne se fait pour que Luc puisse trouver logement et travail. Accompagnement en particulier pour les démarches administratives à l’ASSEDIC, à l’ANPE, à la CAF, au FSL etc…
Tout cela est plein d’ESPÉRANCE.

Dany


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Notre pèlerinage 2008… Montligeon-Chartres, avec saint Eloi !

Témoignage, par Clotilde
Depuis quelques années, nous accompagnons notre marche d’une méditation sur la vie et la pensée d’un saint… Cette année, c’est saint Eloi qui a été choisi.
Le père Jean-Yves et l’équipe organisatrice nous ont permis d’entrer dans sa spiritualité fort riche.
Notre petite soeur Clotilde, 24 ans, étudiante à Nantes, et fidèle à nos rencontres, nous envoie son témoignage :

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Notre-Dame de Montligeon

« Grâce à l’enthousiasme et à la ferveur de nos accompagnateurs, ce temps de partage entre frères du Bon Larron fut vraiment un temps de grâce. Rencontres avec de nouveaux venus, prière, chants de louange… Une découverte belle et intense du sanctuaire de Notre Dame de Montligeon, où la présentation qui nous a été faite du purgatoire nous permettra de l’envisager paisiblement, et en
nous sentant solidaires de nos frères...
Immergés dans la région du Perche, nous avons goûté, grâce à la marche, à la beauté de la campagne - avec ses arbres rougissants et ses vaches - tous éclairés par frère soleil qui nous a accompagné tout au long de ces deux belles journées.

 

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Cathédrale de Chartres

La clôture de ce temps privilégié, dans la cathédrale de Chartres, a été pour chacun un moment d’union, de communion et de témoignage très naturel, de l’amour fraternel. Ce pèlerinage m’a permis de vivre un week-end dans la simplicité et l’union des coeurs tournés vers notre Père Miséricordieux, une simplicité dont je retrouve la grâce tout spécialement au Bon Larron. Merci aux organisateurs et aux pèlerins, et Gloire à Dieu pour cette
rencontre.»
Pensée de Saint Eloi

« Souvenez-vous, Seigneur, que ma vie n’est qu’un souffle
et un peu de vent.»
Prière

« Dieu, ami des hommes, toi qui as comblé l’évêque saint Eloi d’un admirable esprit de miséricorde, fais qu’en le vénérant comme le père des pauvres, nous sachions imiter sa charité envers les plus petits d’entre les tiens. »


Quelques mots sur la vie de Saint Eloi

1- Sa jeunesse
Eloi naît, vers l’an 588, de riches parents gallo-romains,
à Chaptelat en Limousin, à une époque où se mêlent les
mondes gallo-romains et barbares.
Le jeune Eloi, qui manifeste du goût pour le travail des
métaux, est mis en apprentissage chez Abbon, un orfèvre
réputé, maître de la monnaie de Limoges. Au cours de
son apprentissage, il « assistait fréquemment aux offices
de l’église, où il écoutait avec une grande avidité tout ce
qu’on disait des divines écritures ».

2- Orfèvre et conseiller des rois Clotaire II et Dagobert
Peu après, il entre, à Paris, au service de Bobbon, orfèvre
renommé qui reçoit des commandes du palais royal.
Saint Ouen raconte : « Éloi se hâta de commencer
l’ouvrage, y travailla avec ardeur, et le termina en peu de
temps. Mais il arriva que l’or qu’on lui avait confié pour
un seul ouvrage servit à en faire deux, dont le poids fut
tel qu’il parut incroyable qu’on les eût pu faire avec la
même quantité d’or… Le saint n’avait point pris, comme
les autres ouvriers, le prétexte des morsures de la lime,
ou celui de la trop grande ardeur du feu… Il transporta
donc aussitôt son ouvrage au palais et présenta au roi

 

l’un des sièges. Le prince fit l’éloge de sa perfection, et
ordonna qu’aussitôt on remit à l’artiste une rétribution
qui fût digne de son rare talent. Éloi présenta alors le
second siège. “Ne voulant rien perdre, dit-il de la matière
qui me restait, j’ai exécuté en outre celui-ci”. Le roi,
séduit par son honnêteté scrupuleuse et sa grande piété,
le prend à son service.

3- Evêque de Noyon et de Tournai
En 641, quoiqu’étant encore laïc, il est nommé évêque
de Noyon et de Tournai, tout en restant conseiller du roi.
Il rappelle qu’ « aucun chrétien ne doit mettre d’amulette
au cou de l’homme ou de l’animal, même si elle a été
faite par un clerc ». Avec ses missionnaires, il sillonne la
Gaule jusqu’en Flandres. Il est considéré comme le
fondateur de l’église de Dunkerque. Ses reliques
reposent dans la cathédrale de Noyon.
Fêtes

Très populaire, sa fête se célébrait deux fois : la St Éloi
d’hiver, le 1er décembre et la St Éloi d’été, le 21 juin. Il est
le patron des orfèvres et des forgerons. En Provence, il est
fêté comme patron des charretiers et des laboureurs.



L’infirmerie du Bon Dieu

par le père Paul Préaux, recteur du sanctuaire ND de Montligeon

Le Bon Larron avait sollicité un lien avec nous, et
j’avais été très touché par ce que vous vivez.
D’abord par l’histoire du Bon Larron, et aussi le père
Aubry, qui est un très bon trait d’union entre nous, lui
qui vient du diocèse de Sées.

Mais ce qui m’a semblé le plus important, c’est ce souci que vous avez pour tous ceux qui sont en prison, et que vous accompagnez.

Ici, à Montligeon, la mission, est la suivante :
- Montligeon, est d’abord lieu de prière. Mais nous avons aussi une fraternité de prière sur les 5 continents. Nous prions tout spécialement pour les âmes délaissées, qui sont dans un état de purification, ce qu’on appelle « les âmes du purgatoire ».
Savez-vous comment le curé d’Ars appelait le purgatoire ? L’infirmerie du Bon Dieu ! A l’infirmerie, il y a un médecin, c’est Jésus ! « Seigneur, dis seulement une parole, et je serai guéri » ! C’est lui qui sauve, ce n’est pas nous ! Mais dans une infirmerie, il y a aussi des infirmiers et des infirmières. Ce sont les serviteurs de la parabole du père prodigue.
C’est magnifique que le Père, dans la parabole, n’ait pas dit à son fils « Enlève ton vêtement sale, je vais te remettre, moi, des vêtements propres » Dans la parabole, il appelle les serviteurs. Et que fait Dieu dans sa providence, dans son plan d’amour éternel ? Il va vouloir nous associer au salut. Et je pense au Bon Larron.
Le Bon Larron s’adresse à Jésus, mais il s’adresse aussi à l’autre larron. Il lui dit : « Tu ne devrais pas parler ainsi, parce que celui qui est mort, au milieu de nous, il est innocent de tout mal ». C’est l’agneau de Dieu.
Cela, frères et soeurs, c’est notre rôle aujourd’hui ! Nous sommes le corps du Christ. Le Christ a besoin de nos mains, de nos pieds, de notre intelligence, de notre coeur, pour annoncer cela aux hommes d’aujourd’hui. Jésus va associer le Bon Larron au salut du mauvais. Celui qu’on appelle le mauvais, parce qu’on n’en sait rien.
Il est comme nous…

 

- Une autre mission de Montligeon, c’est la charité concrète envers les défunts, c’est-à-dire ceux qui sont encore captifs, peut-être pas d’une prison, mais ceux qui sont captifs d’eux-mêmes. Et c’est là que je trouve qu’il y a vraiment une communion entre ce que vous vivez et ce que nous vivons.

Le purgatoire, ce n’est pas simplement le pardon des péchés, c’est ce qu’on appelle la rémission des péchés. Cela signifie que Dieu va restaurer en moi ce qui a été blessé par le péché. Si on comprend cela, on comprend pourquoi il y a le purgatoire.
Depuis 1884, on peut inscrire ses défunts à la Fraternité de Montligeon. C’est un moyen que nous donne l’Eglise. Ces personnes sont associées aux saintes messes, qui sont célébrées tous les jours, ici et dans beaucoup d’autres lieux du monde. J’aimerais bien que vous ayez à coeur tous les gens que vous côtoyez, dans votre apostolat, propre au Bon Larron, ainsi que ceux qui sont autour de vous, quel que soit le genre de mort.

Tous les 28 décembre, nous faisons un pèlerinage pour les petits enfants qui sont morts, avant d’avoir vu le jour, ou qui n’ont pas reçu le baptême. Le catéchisme de l’Eglise catholique, au n° 1261 nous dit : les enfants morts sans baptême, nous ne pouvons que les confier à la miséricorde de Dieu. Et là, une mission nous est confiée. Dieu n’a pas voulu faire tout tout seul, il a voulu nous associer, comme il a voulu le oui de Marie, comme il a voulu le oui des apôtres, comme il a voulu le oui des hommes et des femmes qui ont présenté des malades à Jésus, il veut aussi notre oui.

Eh bien, soyez ces hommes et ces femmes de foi aujourd’hui. Et ne vous dites surtout pas : je suis trop vieux ! Jamais ! Le témoignage de Jean-Paul II est encore dans notre esprit : tant que vous avez de l’air dans les poumons et du sang dans les veines, vous pouvez encore faire du bien ! Vous pouvez être utile à l’Eglise, vous pouvez intercéder.
Il n’est jamais TROP TARD ! Voilà un message que vous allez retenir !


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