Fraternité des Prisons BON LARRON- Région SUD-EST

LETTRE pour les " priants " de la Fraternité
N° 33 - AVRIL 2004

" Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant ? " (Luc 24,5)

Cette nouvelle : " Jésus, mon Dieu, est vivant ! " A l’écoute de ces paroles, mon cœur, qui s’était assoupi de chagrin, languissant de tiédeur et de découragement, a repris vie. Sans cette nouvelle, qui ranime les pécheurs qui gisaient dans la mort, sans cela il ne resterait plus qu’à désespérer et à ensevelir dans l’oubli ceux que Jésus, en remontant des enfers, aurait laissés dans l’abîme.

Si Jésus est vivant, cela me suffit. S’Il vit, je vis, puisque ma vie dépend de Lui. Il est ma vie, il est mon tout. Que peut-il donc me manquer si Jésus est vivant ? Bien mieux : que tout le reste me fasse défaut, peu m’importe, pourvu que Jésus soit vivant !

(extrait du commentaire du bienheureux Guerric d’Igny – cistercien – 1080-1157)

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LES INTENTIONS QUE NOUS CONFIONS A VOTRE PRIERE :

Jean-Marie, diacre-aumônier à la Maison d’Arrêt de Grasse, qui subit des pressions dans son ministère et connaît des problèmes de santé.

Jean-Pierre, médecin accusé injustement par une cliente, se retrouve incarcéré après un procès qui le met sous les verrous, laissant dehors épouse et enfants désorientés.

Fabien, qui sera libéré fin avril.

Semaine internationale de prière

Du 25 avril au 2 mai 2004,

Basé sur 1 Cor. 13, le thème de la semaine de la prière de cette année est Actes d’amour véritable.

Sans l’amour " l’amour en action " la foi et la dévotion religieuse n’ont aucune signification. (voir page 4)

  

PARTAGE

Jean-Pierre, libéré en mars, écrivait en janvier dernier :

" Bravo pour avoir fait passer mon message dans la lettre pour les " priants " J’ai été ému pour Hervé, c’était superbe, cela m’a donné la chair de poule et des larmes.

" Une fois dehors, j’ai ma fierté, avec ma fille, un fils, je tiens à garder la tête haute et ne pas me retrouver à faire la manche, je préfère encore mourir…

" On a touché à ma fille, on lui a fait du mal, la vérité sera faite. Je vais rester un mois par ici, le temps de retrouver mon calme, car ce qui est dans mes tripes, il vaut mieux que cela ne sorte pas, crois-moi.

" J’ai perdu ma femme enceinte, les copains, j’ai toujours ces images en moi-même. Lorsque j’ai perdu ma femme, je m’étais lacéré tout le bras. J’ai fait une semaine de comas, j’ai vu la lumière blanche, ronde comme le soleil, cela ne s’oublie pas.

" Le jour où j’avais emmené ma fille à la messe, je lui avais dit : - Si tu me vois pleurer, ne soit pas étonnée, car c’est le passé qui remonte.-

Dès que je mets les pieds dans une église, je suis une fontaine. Lorsqu’on me voit, on croirait avoir face à soi un bagarreur, non c’est une façade, j’ai toujours eu le cœur sur la main.

J’ai mangé du pain dur dans ma vie, mais j’ai toujours redémarré.

Tu sais, Dieu le Père, Jésus-Christ, auront toujours été à mes côtés, c’est le moins qu’on puisse dire, sinon je serais dans un cercueil depuis pas mal d’années. Tu peux me croire. "

Dans sa dernière lettre, du 7 mars, il écrivait :

" Je te remercie pour l’envoi du témoignage de Rita sur le pardon (enregistré lors du dernier week-end Bon Larron à Versailles le 1er février dernier). Tu sais, en ce qui concerne mon affaire, je vais mettre des chaussons, je ne tiens pas à ce que cela porte tort à ma fille que j’aime et dont je suis très fier, mais lorsqu’on traumatise une enfant, que l’on réussit avec des mensonges à te mettre cela sur le dos, ne dois-je pas faire la vérité ? Tout mon temps de prison j’aurai gardé ce flash, ma fille les bras tendus vers moi, criant en pleurant : - non, non, papouné, reviens ! reviens !- Etre impuissant vis à vis de son enfant, ne pas pouvoir le protéger, plus cette image que l’on a fait de moi, j’en aurai souffert en silence. Alors là, pardonner, c’est impossible.

D’un autre côté, c’est certainement Dieu qui m’a permis de rentrer en prison, dehors, je serais peut-être mort car j’étais à bout.

Je te tiendrai informé, sache que je ne t’oublierai pas une fois dehors, tu as beaucoup fait pour moi, surtout moralement, je t’en remercie. Prends surtout bien soin de toi, et bravo pour ce que tu fais. "

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Soeur Jeanne à Rome : " Je ne sais plus si je vous ai remerciée pour votre lettre aux priants de janvier, je l’ai beaucoup appréciée, c’est un excellent trait d’union. "

" Je vous joins une feuille qui se propose de susciter notre réflexion et je le crois facile en présence de tous les événements tragiques présentés tous les jours par les médias. " (voir page 3)

REFLEXION

Ce n’est pas une plaisanterie.

Ce n’est pas comique. C’est avec l’intention de te faire réfléchir.

La fille de Billy Graham était interviewée et Jane Clayson lui a demandé : " Comment Dieu a-t-Il laissé arriver quelque chose comme ça ? l’attaque terroriste du 11 septembre ? " Anne Graham a donné une réponse extrêmement profonde.

Elle dit : " Je crois que Dieu est profondément triste de cet événement, comme nous.

Mais il y a des années que nous avons dit à Dieu de partir de nos écoles, de partir de notre gouvernement et de partir de nos vies.

Et Dieu, comme un " gentleman " se retire calmement.

Comment pouvons-nous attendre que Dieu nous donne sa bénédiction et sa protection, si nous LUI demandons de nous laisser seuls ?

Dans la lumière des événements récents… attaques terroriste, tueries à l’école, etc… je pense que cela a commencé quand Madeleine Murray O-Hare (elle a été tuée, son corps a été retrouvé récemment) se plaignait qu’elle ne voulait pas la prière dans nos écoles, et nous avons dit OK.

Puis quelqu’un a dit qu’il serait mieux de ne pas lire la Bible à l’école. La bible dit : " tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, aime ton voisin ", et nous avons dit O.K.

Maintenant, nous nous demandons pourquoi nos enfants n’ont pas de conscience,

Pourquoi ne connaissent-ils pas ce qui est juste et ce qui ne l’est pas ?

Pourquoi n’ont-ils pas de remords quand ils tuent les étrangers, leurs camarades de classe et eux-mêmes ?

Si nous y réfléchissons longuement et fortement, nous pourrons probablement le discerner.

Je pense qu’il y a une grande relation avec les mots :

" NOUS MOISSONNONS CE QUE NOUS SEMONS "

C’est un peu drôle comme il est simple pour les gens de frapper Dieu et puis de penser pourquoi le monde marche vers l’enfer ?

C’est un peu drôle de croire ce que les journaux nous disent, mais de mettre en question ce qu’il y a dans la Bible.

C’est un peu drôle de pouvoir envoyer des plaisanteries par e-mail qui s’épanouissent, mais quand vous commencez à envoyer des messages parlant du Seigneur, les gens y pensent à deux fois avant de partager.

C’est un peu drôle comme des articles lascifs, brutaux, vulgaires et obscènes passent librement en cyberespace, alors que parler publiquement de Dieu, est supprimé dans les écoles et les lieux de travail.

Demandons-nous si nous ne faisons pas la même chose,

faire partir Dieu de notre vie par nos actions, même petites ?

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Nous sommes actuellement quarante frères et soeurs engagés dans la prière d’intercession pour les prisons, le lundi soir, entre 20 heures et 21 heures, et qui recevons cette lettre.

Merci à l’avance de nous transmettre vos intentions de prière, de nous partager vos suggestions et réactions, afin que ce petit bulletin réalise vraiment la liaison et l’union entre tous.

Adresse pour le courrier :
Courrier BON LARRON
B.P. 60
06211 MANDELIEU CEDEX
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